Les TCC

Les psychothérapies cognitivo-comportementales (ou thérapies cognitivo-comportementales, TCC) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiques (phobies, addictions, psychoses, dépressions, troubles anxieux…) qui partagent une approche selon laquelle la thérapeutique doit être basée sur les connaissances issues de la psychologie scientifique et obéir à des protocoles relativement standardisés dont la validité est dite basée sur la preuve.

Les TCC ont pour particularité de s’attaquer aux difficultés du patient dans « l’ici et maintenant » par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement et par l’accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur les processus mentaux dits aussi processus cognitifs, conscients ou non, considérés comme à l’origine des émotions et de leurs désordres.

La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique.

Dans l’histoire de la psychologie clinique, les courants dits comportementalistes (visant d’abord à intervenir sur le comportement) et cognitifs (cherchant à intervenir sur le psychisme) sont apparus parallèlement au milieu du XXe siècle, parfois en compétition l’un avec l’autre, contre l’approche psychanalytique qui se focalise sur les processus internes inconscients en sollicitant des vécus anciens.

Depuis les années 1980, ce clivage historique entre comportementalisme et cognitivisme tend à disparaître dans la pratique thérapeutique.

Déroulement d’une thérapie

Les TCC sont des « thérapies actives » : le psychothérapeute ne se contente pas d’écouter le patient, mais échange avec lui, le renseigne, lui propose des techniques, recettes, etc.

Parmi ces techniques figurent l’exposition (en imagination, Thérapie par réalité virtuelle ou in vivo), la relaxation, le façonnement, le modeling, la restructuration cognitive…

  • Évaluation avant traitement
    L’analyse fonctionnelle :

Elle comporte deux dimensions :

-qualitative : Il s’agit de déterminer les circonstances dans lequel le problème est apparu d’en préciser les facteurs déclenchants et ceux contribuant à son maintien.

Plusieurs grilles permettent de réaliser cette analyse, comme le BASIC ID d’Arnold Lazarus, ou la grille SECCA.

-quantitative : Pour percevoir l’évolution des difficultés du patient au cours du traitement, il faut auparavant les mesurer. Par exemple, avec une personne ayant un trouble obsessionnel compulsif (TOC) de lavage, le thérapeute pourra évaluer avec la personne le temps passé sous la douche, et d’autres indicateurs qui vont permettre d’établir une ligne de base du TOC du patient. De nombreuses échelles cliniques sont à la disposition du thérapeute.

  • Le contrat thérapeutique :

Il présente au patient comment lui et le thérapeute vont s’y prendre pour mener le changement thérapeutique. Les objectifs sont progressifs.

  • Application du programme
    Elle se fait au rythme du patient, les étapes sont susceptibles d’être réajustées. De nouvelles mesures.
  • Évaluation des résultats
    Le psychothérapeute cognitif et le patient évaluent le résultat de la thérapie. La comparaison entre la ligne de base et l’évaluation en fin de thérapie sont un indicateur du succès de la thérapie.
    Il n’est pas impossible de considérer une nouvelle thérapie suite à cette évaluation, si de nouveaux objectifs sont envisagés.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Psychothérapie cognitivo-comportementale de Wikipédia en français (auteurs)

Indications

Les troubles mentaux pour lesquels l’efficacité des TCC est attestée (liste non exhaustive) sont (rapport INSERM 2004 « Psychothérapies trois approches évaluées ») sont :

  • L’agoraphobie
  • Les attaques de panique
  • Les troubles anxieux
  • Les phobies sociales
  • Le syndrome de stress post-traumatique
  • Les obsession-compulsions
  • Dépression ambulatoire, d’intensité moyenne, du sujet âgé et hospitalisé
  • Prévention du suicide
  • Trouble de la personnalité borderline chez les femmes
  • Syndrome de fatigue chronique
  • Insomnie
  • Alcoolisme / Toxicomanies
  • Boulimie